Protection de l’enfance : +1, 2 % de mesures en 2025, selon la DREES

La DREES, le service statistique des ministères sociaux, a publié ses données sur l’aide sociale à l’enfance en 2025 : le nombre total de mesures augmente de 1, 2 %. On ne sait pas encore si cette hausse concerne les accueils hors domicile, les suivis à domicile, ou les deux.

FAIT

La DREES est le service statistique des ministères sociaux. Elle a mis en ligne un jeu de données sur l’aide sociale à l’enfance (ASE) pour 2025. Ce jeu est accessible gratuitement sur son site, dans la rubrique « jeux de données ».

CHIFFRE

Le nombre total de mesures d’aide sociale à l’enfance passe de 392 600 (31 décembre 2024) à environ 397 300 (31 décembre 2025). C’est une hausse de 1, 2 % en un an. Ce comptage mesure les mesures en cours à une date précise — pas le nombre total de situations traitées sur l’année. Il couvre la France entière, y compris la Guadeloupe, la Martinique, la Réunion, Mayotte et la Guyane.

FAIT

L’aide sociale à l’enfance (ASE) fonctionne selon deux modèles. L’accueil : l’enfant est hébergé hors de son domicile d’origine. Le milieu ouvert : l’enfant reste chez lui et un éducateur suit sa situation. Le département gère l’ASE. Le Code de l’action sociale et des familles (CASF) détaille ses missions : soutien matériel et éducatif, recueil d’informations préoccupantes, actions de prévention, prise en charge complète des mineurs confiés.

FAIT

À 18 ans, la mesure de protection s’arrête légalement. Mais le département peut continuer de soutenir le jeune majeur, sous deux conditions : il a dû être confié à l’ASE avant ses 18 ans, et il ne dispose ni de ressources propres ni d’aide familiale suffisante. Cette prise en charge obligatoire s’arrête à 21 ans. La demande se dépose entre 17 et 18 ans, au plus tard deux mois avant l’anniversaire, auprès du service ASE du département. Le jeune qui reçoit un refus peut contester auprès du préfet (recours gracieux), puis devant le tribunal administratif.

FAIT

Une hausse globale de 1, 2 % peut cacher des évolutions opposées. Le scénario 1 : les accueils baissent, les suivis à domicile augmentent plus fort, et les deux annulent largement la hausse. Le scénario 2 : les deux augmentent un peu. Les deux produisent +1, 2 %. Ce ne sont pas les mêmes réalités pour un enfant. Tant qu’on ne sait pas comment se répartit cette hausse entre accueils et milieu ouvert, le chiffre global seul ne suffit pas à trancher.

PROJECTION

Si le nombre de mesures augmente de 1, 2 % et que le nombre de professionnels reste stable, alors chaque éducateur ou assistant social suit plus de situations. C’est une conséquence mathématique directe, pas une prévision. Mais elle ne tient que si les effectifs n’ont pas augmenté sur la même période. Les sources disponibles ne documentent ni les effectifs ni les capacités d’accueil en 2025. Le niveau de confiance reste incertain.

FAIT

Deux autres sources ont été consultées : l’INJEP (Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire) et la Revue des politiques sociales et familiales. Leurs pages générales ne contiennent aucune donnée qui détaille, confirme ou contredit le chiffre de la DREES. Cet article n’en tire aucune affirmation.

Sources